Les deux types de crowdfunding idéaux pour financer une start-up

Il y a quelques années, le financement participatif était principalement utilisé pour financer des projets solidaires, créatifs ou innovants. Aujourd’hui, il devient un moyen nécessaire de financer des entreprises à différents stades de leur développement.

Le financement participatif en France : quelques chiffres clés

Le paysage du crowdfunding a changé de dimension. À la date du 1er janvier 2018, 3,9 millions de personnes avaient déjà soutenu un projet via une plateforme participative. Depuis, la barre des 4 millions de contributeurs a sans doute été dépassée. En 2017, 24 126 initiatives ont vu le jour grâce à ces nouvelles dynamiques de collecte collective. L’ensemble des plateformes françaises ont permis de réunir 336 millions d’euros, dont 121 millions injectés dans les PME par le biais des prêts participatifs, soit une progression nette de 46 % par rapport à l’année précédente.

Créer ou développer : quel financement participatif choisir ?

Les besoins d’une entreprise évoluent selon son développement. Prêt, don, investissement en capital : trois modèles existent, chacun adapté à une étape ou une ambition particulière.

Développer votre PME

Le prêt participatif s’adresse surtout aux sociétés qui ont déjà pris leur envol. Passé le cap des deux ou trois premières années, une entreprise rentable mais en quête de croissance peut rencontrer des portes closes auprès des banques. Les établissements de crédit restent souvent prudents, exigeant des garanties parfois hors de portée pour financer le besoin en fonds de roulement, étoffer une équipe, acheter du matériel ou lancer une campagne de communication. Les plateformes, elles, misent avant tout sur la capacité de remboursement du porteur de projet, pas sur la valeur de ses actifs.

Une fois le projet validé, la collecte s’ouvre en ligne : ce sont alors les particuliers qui prennent la décision de prêter ou non, et donc de faire confiance à l’entreprise. Les taux proposés se situent entre 3,5 % et 10,5 % selon les dossiers, un niveau plus élevé qu’un prêt bancaire classique. Cette différence s’explique : les particuliers prêtent sans filet, supportant l’intégralité du risque. Mais le crowdlending présente de sérieux atouts : pas de garantie exigée, un temps de collecte court (dix jours suffisent souvent) et un effet d’entraînement sur la communication du projet. Le contact direct avec la communauté permet aussi de renforcer la crédibilité de l’entreprise, de recueillir des retours, voire de fidéliser de futurs clients.

Lancer une marque ou tester de nouveaux produits

Le crowdfunding sous forme de dons, avec ou sans contrepartie, a longtemps été réservé aux associations, aux initiatives culturelles ou aux idées innovantes. Mais il attire aussi de plus en plus d’entrepreneurs, notamment ceux qui cherchent à valider un concept ou à compléter un plan de financement. Le montant moyen d’une collecte atteint 5 000 €, mais l’impact dépasse souvent le simple aspect financier.

Voici trois usages fréquents de cette formule :

  • Compléter un financement existant

Recourir au crowdfunding peut permettre de réunir la somme manquante pour obtenir un prêt bancaire ou un soutien de Bpifrance. C’est parfois le coup de pouce indispensable pour boucler un budget et avancer.

  • Lancer sa marque

Une campagne bien menée pose les premiers jalons d’une marque et attire ses premiers soutiens. Le crowdfunding agit alors comme une rampe de lancement, stimulant l’intérêt et la visibilité.

  • Tester ses produits ou services

Proposer en prévente un produit ou un service, avant même sa fabrication, permet de mesurer l’appétence du public. Les premiers retours servent à ajuster l’offre, à valider ou non l’intérêt du marché, avant d’engager davantage de ressources.

Démarrer une entreprise ou développer une start-up : investissement en capital

Le crowdequity, autrement dit la levée de fonds en capital, permet à des particuliers de devenir actionnaires d’une entreprise. Ce modèle s’adresse surtout aux sociétés en création ou aux start-up en phase de développement. Les fonds récoltés varient, mais peuvent atteindre 2,5 millions d’euros. Les investisseurs misent sur la réussite future de l’entreprise : leur rémunération dépend des profits réalisés et des éventuels dividendes. Là encore, la dynamique communautaire joue à plein : chaque nouvel actionnaire devient un ambassadeur potentiel, partageant l’aventure entrepreneuriale et contribuant à la notoriété de la structure.

Et pourquoi pas investir dans la pierre ?

Le crowdfunding immobilier attire de plus en plus d’épargnants à la recherche de diversification. Pour ceux qui souhaitent découvrir ce secteur, le site de Citesia (https://citesia.fr/) recense des projets immobiliers accessibles à tous, particuliers comme professionnels. Grâce à la mutualisation des fonds, des opérations de construction ou de rénovation prennent vie, soutenues par une communauté d’investisseurs variés.

En échange de leur engagement financier, les participants perçoivent une rémunération annuelle brute comprise entre 7 % et 11 %, selon la nature du projet et ses modalités. Le versement intervient au lancement de l’opération, mais il ne faut pas négliger l’aspect risque : comme pour tout placement, la possibilité de perte du capital existe. Avant de s’engager, il est donc indispensable de se pencher sérieusement sur le dossier, de lire attentivement la présentation et d’étudier les facteurs de risque exposés par la plateforme.

Le financement participatif, qu’il s’agisse de soutenir une PME, de lancer une marque ou d’investir dans l’immobilier, continue de repousser les lignes. À chacun de saisir l’opportunité qui correspond à son projet ou à ses convictions, et de s’inscrire dans cette dynamique collective où chaque euro investi vient nourrir l’avenir de l’entreprise, et, parfois, celui d’un quartier ou d’une ville entière.