Comment on fixe le taux de change ?

Lorsque vous devez réaliser une opération économique vers un pays n’utilisant pas la même devise que le vôtre, il faudra avoir une idée claire du taux de change. C’est en effet ce taux qui détermine votre pouvoir d’achat dans un pays étranger. Si vous vous demandez comment est fixé le taux de change, voici ce que vous devez savoir.

Un changement selon l’offre et la demande

Le coût ou le prix d’une monnaie est exprimé par les termes « » taux de change » ». Comme vous l’aurez compris, la monnaie d’un pays n’aura pas forcément la même valeur dans une autre contrée. Cette différence exprimée en taux de change est fonction d’un certain nombre de facteurs. Dans un contexte où 1 euro vaut 1,17 dollar par exemple, l’euro est supérieur au dollar.

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Cependant, le taux de change peut varier comme il peut être fixe selon les cas. Par ailleurs, la fixation du taux de change suit un processus bien précis. En effet, il est fixé sur le marché des changes appelé Forex. Ce marché répond aux mêmes normes que ceux des marchés classiques. En principe, tous les commerces comme le Forex sont régis par l’offre et la demande.

Pour faire simple, retenez que le taux de change augmente lorsque la demande sur le marché en est forte. Lorsqu’on considère chaque monnaie, il existe un volume de devise devant circuler. Quand la réserve s’épuise ou est en voie de l’être, cela signifie qu’il y aura plus de demandes que d’offres. De ce fait, le taux de change augmente. On parle également d’appréciation de la monnaie. Dans le cas contraire, on parlera de dépréciation.

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Les types de taux de change

Le taux de change fixe et le taux de change flottant sont les deux modalités que vous rencontrerez sur le marché des changes. Dans le cas du taux fixe, il faut retenir que c’est une modalité constante. Cependant, il peut être arrimé à l’euro ou au dollar. Le taux fixe est alors déterminé par l’état qui émet la monnaie. Sa fluctuation ne peut alors dépendre que d’une décision étatique.

Quant au taux flottant qui est la modalité la plus rencontrée sur le marché des changes, il varie selon l’offre et la demande de la monnaie sur le marché. Ainsi, la variation des monnaies ayant un taux de change flottant n’implique pas une décision de l’état.

Dans un cas comme dans un autre, la fluctuation du taux de change peut comporter des avantages et des inconvénients. Retenez donc que le taux de change est utile dans l’établissement du pouvoir d’achat des pays concernés. Quand le taux de change de la devise d’un pays A est en hausse par rapport à un pays B, il sera plus aisé pour les investisseurs du pays A d’investir dans le pays B.

De même, un taux de change bas dans un pays permettra de faciliter les exportations vers un autre pays. Dans ce cas précis, les investisseurs du pays ayant un taux faible pourront réaliser des rentrées d’argent importantes. Il n’est donc pas rare de notifier qu’un pays dévalue sa monnaie afin de faciliter les exportations. Cependant, cela ne sera profitable qu’aux pays réalisant des exportations importantes.

En partant du principe que de nombreux pays sont loin de s’autosuffire, les importations coûteront un peu plus cher. Comme vous l’aurez compris, la dévaluation d’une monnaie ne sera avantageuse que lorsque le pays réalise plus d’exportation que d’importation.

Vous savez désormais comment on fixe le taux de change.

Les outils de mesure du taux de change

Maintenant que vous savez comment est fixé le taux de change, pensez à bien connaître les outils qui permettent sa mesure. Effectivement, plusieurs types d’outils peuvent être utilisés pour mesurer le taux de change en vigueur.

Le taux nominal, aussi appelé ‘cours’ ou ‘prix’, correspond au prix des devises sur un marché donné. Ce type de mesure évalue donc la valeur nominale des monnaies en se basant sur les données du marché.

Toutefois, ce type de mesure ne prend pas en compte l’inflation et la qualité relative des biens et services produits dans chaque pays concerné par l’échange commercial. Pour remédier à cette lacune, une autre méthode a été développée : le taux réel.

Le taux réel permet quant à lui d’évaluer plus précisément la comparaison entre deux économies. Il prend notamment en compte l’inflation dans chacun des pays concernés par l’échange commercial afin d’obtenir une vision plus juste du pouvoir d’achat relatif entre ces derniers.

Il existe une troisième modalité : le taux effectif global. Ce dernier prend en compte toutes les relations commerciales existantes entre plusieurs pays. Les exportations vers un pays sont prises en considération tout comme les importations réalisées depuis ce même et unique pays.

Pensez à bien souligner qu’il n’existe pas de solution magique pour déterminer quel système d’évaluation fonctionne mieux que l’autre. C’est pourquoi l’utilisation de plusieurs outils peut permettre une meilleure compréhension du marché et des changements qui y sont opérés.

Pensez à bien comprendre que le taux de change est un instrument crucial pour les échanges commerciaux entre pays. Les différentes modalités d’estimation et les outils utilisés permettent d’apprécier la valeur relative des devises et donc, la capacité à réaliser des échanges économiques avec tel ou tel pays en fonction du taux de change.

Les impacts du taux de change sur l’économie internationale

Les taux de change ont un impact considérable sur l’économie internationale. Leur variation peut affecter les échanges commerciaux, la balance commerciale et le niveau d’inflation dans les différents pays concernés. Effectivement, une appréciation ou une dépréciation de la devise nationale peut avoir des répercussions sur la compétitivité des entreprises exportatrices du pays.

En cas d’appréciation de leur monnaie nationale par rapport à celle des autres pays, les produits exportés deviennent plus chers et donc moins compétitifs face aux produits similaires provenant d’autres endroits offrant le même type de biens ou services.

À l’inverse, si cette évolution est inversée et que notre monnaie se dévalue face aux devises étrangères, alors cela rendra nos biens plus attractifs pour nos partenaires commerciaux : nous serons favorisés en tant qu’exportateurs.

Le taux de change influe aussi sur le coût des importations et donc sur le pouvoir d’achat des consommateurs locaux qui verront leur budget diminuer si la valeur de leur devise diminue significativement par rapport à celles avec lesquelles ils font du commerce international.

Le taux de change a aussi un impact non négligeable sur l’inflation, puisqu’il modifie directement le prix relatif entre différentes devises : il participe activement à sa maîtrise pour atteindre les objectifs fixés par chaque banque centrale.

Il s’avère donc primordial pour chaque gouvernement ainsi que chaque entreprise œuvrant à l’international de bien comprendre les variations des taux de change, leurs causes et leurs effets. Une bonne gestion du risque de change permettra d’anticiper ces fluctuations et d’ajuster la stratégie en conséquence afin d’éviter tout impact négatif sur l’économie locale.

En définitive, c’est cette connaissance partagée qui contribuera à équilibrer le commerce international par des décisions réfléchies en termes de choix économiques pour chaque pays concerné. Cela stimulera aussi une plus grande prospérité générale dans le respect mutuel entre les partenaires commerciaux que sont les nations ou entreprises internationales.

Les intervenants sur le marché des changes

Le marché des changes est un lieu de négociation où s’opèrent les échanges de devises entre différents intervenants. Mais qui sont-ils et quel rôle jouent-ils ? Voici un aperçu :

Les banques centrales

Ce sont les principales institutions gouvernementales chargées de la gestion monétaire à l’échelle nationale. Elles peuvent influencer le taux de change en adoptant une politique monétaire souple ou stricte, en achetant ou en vendant des devises sur le marché.

Les investisseurs institutionnels

Ils regroupent principalement les fonds d’investissement et les compagnies d’assurance. Ils ont pour mission principale la gestion du patrimoine financier (actions, obligations) dans le but d’en maximiser leur rendement. Ils participent activement au marché des changes afin d’optimiser leurs gains financiers.

Les entreprises internationales

Elles ont recours au marché des changes lorsqu’elles doivent convertir leurs bénéfices ou débours en différentes devises lorsqu’elles effectuent des transactions commerciales avec l’étranger.

Les traders

Ce sont souvent des professionnels spécialisés travaillant pour compte propre dans une entreprise financière appelée ‘salle de marchés’. Leur objectif principal est la réalisation rapide de profits par l’exécution simultanée sur plusieurs marchés, notamment celui des changes.

Les particuliers

Le marché des changes est de plus en plus accessible aux particuliers qui souhaitent investir directement dans les devises. Cette démocratisation de l’accès au trading en ligne a conduit à une augmentation considérable du nombre d’investisseurs individuels.

Tous ces acteurs interagissent sur le marché des changes et contribuent ainsi à sa volatilité et son évolution permanente. Le marché des changes devient aujourd’hui un atout majeur pour ceux qui veulent réussir leur stratégie financière, qu’ils soient institutionnels, entreprises ou simples investisseurs privés. Effectivement, chaque intervenant sur ce marché doit être capable d’évaluer les risques encourus et de prévoir la meilleure stratégie possible afin de maximiser leurs bénéfices tout en minimisant leurs pertes potentielles.

Les stratégies de gestion du risque de change pour les entreprises

Les entreprises qui opèrent sur les marchés internationaux sont exposées aux fluctuations des taux de change, ce qui peut avoir un impact important sur leurs résultats financiers. Pour minimiser le risque de change et se prémunir contre une perte potentielle, elles peuvent mettre en place différentes stratégies de gestion du risque.

Une première stratégie consiste à utiliser la couverture naturelle pour protéger l’entreprise contre les variations du taux de change. Cette méthode implique d’aligner les recettes et les dépenses dans la même devise afin que toute fluctuation ne soit pas affectée par le résultat financier final de l’entreprise.

Une autre stratégie est celle du hedging ou couverture artificielle. Il s’agit ici d’utiliser des instruments financiers tels que swaps et options pour limiter ou supprimer complètement le risque lié à une position exposée au marché des changes. Les produits dérivés offrent ainsi aux entreprises une protection adaptée à leur profil de risque mais aussi plus flexible que la simple détention passive d’une monnaie étrangère.

Certaines entreprises utilisent aussi des mécanismes comme la Comptabilité en Devises Liées (CDL) qui permettent notamment aux sociétés exportatrices/d’importatrices achetant/ventant avec un partenaire lui-même hors zone euro, d’éviter tout changement inopiné dans l’évaluation des actifs/passifs libellés dans ces devises postérieurement à leur transaction initiale.

Chacune de ces techniques présente ses avantages et ses inconvénients, et doit être adaptée aux besoins spécifiques de l’entreprise. Les entreprises devraient ainsi être conscientes qu’aucune technique n’est sans risque ni coût, mais qu’il est capital de bien changer.

En définitive, la gestion des risques liés au marché des changes constitue un véritable enjeu pour les entreprises internationales qui doivent chercher à maîtriser leurs expositions sur le long terme afin d’éviter tout impact négatif sur leur rentabilité financière. Elles doivent ainsi intégrer ces techniques dès la conception de leur stratégie commerciale à l’international.