Investir en bourse : 3 conseils à suivre pour obtenir de bonnes performances

On compte près de 4 millions d’actionnaires individuels en France. Mais combien d’entre eux gèrent correctement leur portefeuille d’actions ? Quand on sait qu’ils étaient près de 7 millions à investir en bourse dans les années 2000, on peut imaginer que nombre d’actionnaires individuels ont été déçus par leurs performances et ont préféré se tourner vers d’autres types de placement. Il faut ici rappeler que la crise de 2008 avait fortement impacté les marchés actions, même les meilleurs investisseurs avaient connu une baisse significative de la valorisation de leur portefeuille.

Depuis lors, les marchés actions affichent d’excellentes performances. Au cours de la décennie passée, les marchés actions ont délivré une performance annuelle moyenne supérieure à 10 %.

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La performance est d’autant plus forte aux États-Unis et en particulier dans le secteur des nouvelles technologies et de l’internet, où les compagnies phares de l’indice NASDAQ, telles que Apple, Amazon, Google, et Microsoft affichent des capitalisations boursières supérieures à 1000 milliards de dollars !

Du côté du marché français, les performances sont moins spectaculaires, mais le CAC 40 tutoie néanmoins son plus haut historique vers les 7000 points (sans compter les dividendes). La récente privatisation de la FDJ en 2020 avait d’ailleurs amené 400 000 nouveaux actionnaires individuels.

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Investir en bourse ne s’improvise pas. On vous donne ici 3 conseils pour savoir comment investir en bourse et réaliser de bonnes performances avec votre portefeuille d’actions.

Conseil n°1 : la diversification des actions

Diversifier son portefeuille est le conseil incontournable à connaître avant de débuter.

De façon triviale, si vous avez un portefeuille avec des actions dans cinq entreprises. Si l’une de ces entreprises fait faillite, l’impact sur votre portefeuille sera beaucoup plus préjudiciable que si vous avez un portefeuille avec une trentaine de titres.

La diversification du portefeuille ne se résume pas seulement à la question du nombre de lignes mais aussi au type d’actions. Il est conseillé de diversifier les secteurs économiques :

  • nouvelle technologie,
  • service
  • construction,
  • secteur bancaire,
  • énergétique,
  • consommation,
  • etc.

Il faut également diversifier les zones géographiques. On considère que diversifier son portefeuille sur l’Europe et l’Amérique du Nord est suffisant pour capter l’essentiel de la croissance mondiale. Les marchés émergents sont beaucoup plus volatils et moins simples à appréhender.

Conseil n°2 : lisser ses investissements dans le temps

Il est conseillé de ne pas investir en une fois un gros montant en bourse, mais plutôt d’investir progressivement.

L’avantage de lisser ses investissements dans le temps est que l’on évite le risque d’investir tout son capital au plus mauvais moment (à la veille de l’éclatement d’une bulle par exemple). Aussi, il est conseillé de ne pas chercher à anticiper les cours de bourse car ils sont très erratiques (la plupart des analystes se trompent dans leurs anticipations).

Conseil n°3 : optimiser la fiscalité des gains

La performance de vos investissements dépendra de la performance de vos actions, mais pas seulement ! Il faut aussi inclure la fiscalité applicable sur vos gains.

En France, les épargnants peuvent investir en actions via différents dispositifs d’épargne. Les plus communs sont :

  • le compte-titres ordinaire (CTO),
  • le plan d’épargne en actions (PEA),
  • l’assurance vie,
  • le plan d’épargne retraite (PER).

Le compte-titres ordinaire est le compte par défaut pour investir en bourse. Ce dispositif d’épargne ne profite d’aucun avantage fiscal. C’est la raison pour laquelle les investisseurs ont tout intérêt à se tourner vers les trois autres dispositifs cités plus haut : PEA, assurance vie ou PER. Chacun offre un régime fiscal spécifique permettant de réduire l’imposition des gains réalisés sur les placements financiers

Le PEA est l’enveloppe privilégiée car elle ne supporte pas de frais de gestion et permet d’investir dans un grand nombre d’actions européennes. À l’inverse, le choix de titres vifs en assurance vie et PER est beaucoup plus restrictif.