Un premier mois de l’année dans la continuité de 2012 : la valeur liquidative augmente de 4,90%.
Je vous présente dans cet article le reporting de ce mois arrêté au 31 janvier 2013.
Le reporting est réalisé grâce à ExcelPortfolioManager .

















En fin d’article, vous pourrez trouver une nouvelle rubrique consacrée à mes lectures du mois. Ceci pourra peut-être vous donner quelques pistes mais cela me sert également d’aide mémoire.
ALLOCATION TACTIQUE ACTIONS : le portefeuille est assez concentré, les 5 premières lignes représentent 62,7% du portefeuille. Celui-ci comporte 19 lignes (les 2 warrants BAC comptant pour une seule position, tout comme le warrant AIG et l’action ordinaire).
Daubasses : 32,1%
- Les Nouveaux Constructeurs : 8,1%
- Gévelot : 2,2%
- Sigma Tron International : 2%
- Net-Net n°10 : 3,3%
- Net-estate n°12 : 1,7%
- Net-estate n°1 : 1,7%
- Net-estate n°7 : 2,2%
- Net-net n°7 : 4,9%
- Net-net n°5 : 1,1%
- Daubasse 1 : 1,5%
- Daubasse 3 : 3,4%
(Une majorité de daubasses sont masquées par respect pour le travail réalisé par l’équipe des daubasses. D1 et D3 ne sont pas dans le portefeuille. Un certain nombre de données et de nom de sociétés ne sont accessibles qu’aux abonnés, comme vous pouvez le voir sur le tableau hebdomadaire récapitulatif publié sur leur blog).
Smallcaps Value : 31,3%
- Tessi : 3,6%
- MGI Coutier : 8,7%
- Société Internationale de Plantations d’Hévéa : 10%
- Caisse régionale Crédit Agricole Toulouse : 5,3%
- Signaux Girod : 3,7%
Bigcaps Value : 35,9%
- AIG warrant : 18,1%
- Bank of America warrant A : 9,4%
- Bank of America warrant B : 5,5%
Liquidités: 0,7%
Par type d’actions :
Par secteur :
PERFORMANCE GLOBALE du portefeuille 2012 : +4,90%
PERFORMANCE GLOBALE du portefeuille depuis la création : +40,20%
Un aperçu des performances mensuelles :
Les variations de cours par valeur :
Le tableau d’honneur mensuel (hors effet de change) :
TOP 3 :
- BAC warrant A : +25%
- MGI Coutier : +21,49%
- Signaux Girod : +20,16%
FLOP 3 : (enfin, façon de parler…)
- Net-estate n°12 : -1,55%
- Tessi : 3,21%
- Net-estate n°1: 5,1
CE QUI S’EST PASSE LE MOIS DERNIER :
Les informations importantes des entreprises :
- Tessi annonce une émission obligataire de 20 M€. Le taux servi est de 3,95% pour une maturité au 31 décembre 2018. Cela me semble pas trop cher payé, surtout si Tessi réussit à réinvestir cet argent à un taux largement supérieur, ce qui est le cas, historiquement.
- AIG ne suivra pas Hank Greenberg dans sa volonté de poursuivre le gouvernement US pour « nationalisation » illégale de l’assureur au plus dur de la crise (Il réclame la bagatelle de 25 Mds$). C’est bien heureux, le management a la tête sur les épaules.
- Bank of America a publié des résultats du T4 qui me semble de bonne facture bien que Mr Market n’ait pas apprécié la chose comme moi…Pourquoi, d’après moi, ils sont de bonnes facture ? Cela ne va jamais assez vite, surtout pour Mr Market, mais le trend est bel et bien positif. Oui le bénéfice est à peine positif (700M$) du fait des frais, indemnités et provisions liés à l’héritage CountryWilde (toujours). On apprend d’ailleurs, également ce mois-ci, qu’un accord signé avec Fannie Mae prévoit le paiement de 3,6 Mds$ en cash à Fannie et le rachat par ailleurs d’un portefeuille hypothécaire pour 6,75 Mds$. Cet accord plombe les comptes du T4 de 2,7 Mds$. L’accord totalisant 10,35 Mds$ sera financé de surcroît par les réserves existantes et par une provision supplémentaire passée sur ce trimestre. Donc, oui c’est long, mais si l’on regarde ce qui s’est passé en 2012, le job abbattu par la banque est assez colossal. Cela ne se traduit pas encore sur la dernière ligne, mais le bilan est plus safe que jamais. Nous aurons, je crois, de belles surprises en 2013 :
- La dette long terme a baissé de 26%.
- Le ratio Tier 1, façon Bâle 3, est passé de 7,95% à 9,25% (pour mémoire le ratio exigé est de 8,5% en 2019).
- Les provisions pour les créances douteuses ont diminuées de 40%.
- Le bénéfice a été multiplié par 2.89.
- Les charges de fonctionnement ne portant pas intérêt ont diminué de 6,5%.
- Les charge-offs (créances considérées comme perdues) ont baissé de 28%.
- Les dépôts ont augmenté de 11%.
- Les pertes du segment « immobilier » ont été divisées par 3.
- Signaux Girod a bien redressé la barre. Que nous enseigne le rapport annuel ? :
- Le chiffre d’affaires est stable : – 0,4%.
- Le bénéfice est en hausse de 51,6% à 3,99 M€, incluant 1,6M€ de dépréciation d’actifs, sans quoi le résultat opérationnel courant à quant à lui bondit de près de 130%.
- La marge opérationnelle augmente de 60%, mais est encore basse (4,4%).
- Le ROE se rapproche des 5%, ce qui n’est pas tout à fait folichon, sauf qu’à 0,4 X l’actif comptable tangible c’est intéressant.
- Le cash-flow opérationnel a été multiplié par 3, ce qui permet de dégager un free-cash flow de 10M€. Il faut rapporter cela à une capitalisation d’un peu moins de 30M€.
- Le niveau d’endettement par rapport aux fonds propres est en baisse de 30%.
- La valeur comptable tangible augmente de 3%.
- Le dividende est rétabli à 2,5€ (un peu élevé à mon goût : pay out = 70%) et offre un rendement de 10% sur un achat à 25€ (soit mon PRU).
- Piotroski 9/9
- Il n’y a plus qu’à continuer sur la lancée : le management prévoit un tassement du chiffre d’affaires en 2013 accompagné d’une augmentation du résultat opérationnel courant, ce qui signifie une augmentation de la marge. Dieu les entende ! Un petit retour en arrière sur ce dossier exposant ma thèse d’investissement.
Mes lectures du mois… :
- Etudier en détail les chiffres du T4 de Bank of America.
- Rapport annuel 2011 de Wall-Mart.
- Rapport annuel 2011 de Touax.
- Rapports annuel et semestriel 2011 et 2012 de Gascogne.
- Quelques interview particulièrement intéressantes :
- Michael Mauboussin, en charge de cours à Columbia, au sujet de son livre : The Success Equation: Untangling Skill and Luck in Business, Sports, and Investing
- Un détracteur de Bruce Berkowitz.
- Bruce Berkowitz dans OID en 2009.
- Bruce Berkowitz dans OID en 1992 au sujet de Wellls-Fargo, un must du genre.
- Seth Klarman dans OID en 2009..
- Michael Mauboussin, en charge de cours à Columbia, au sujet de son livre : The Success Equation: Untangling Skill and Luck in Business, Sports, and Investing
Les opérations du portefeuille
- J’ai allégé ma position en Tessi de moitié. Je crois que la boîte a connu une année 2012 un peu compliquée mais elle est toujours très rentable, a plein de cash, vient de lancer une émission obligataire pour 20M€ à 3,95% à échéance 2018, ce qui témoigne de son intérêt de la part des investisseurs. L’historique du management plaide en leur faveur. J’ai profité de la hausse de ces derniers mois (+36 % sur ma ligne + un petit dividende au passage).
J’estime la valeur intrinsèque aux alentours de 90/100€. Ma marge de sécurité n’est plus énorme et surtout moins que celle d’une daubasse dans laquelle j’ai réinvesti l’argent ainsi dégagé.
Je vous donne rendez-vous dans un mois pour le prochain reporting.









19 réponses pour le moment ↓
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Serge
// 4 février 2013 à 14:09
Salut Etienne,
Bravo pour la gestion et les lectures.
Je connaissais déjà les exemplaires de OID (excellent journal soit dit en passant), mais pas le papier que tu as intitulé « un détracteur de Berkowitz ».
Je me demandais d’ailleurs : Qu’as-tu trouvé d’intéressant dans ce papier ?
Je te laisse mon avis : J’ai un peu l’impression de lire un élève de 6ème qui essaie de relever le manque de rigueur à chaque mot employé. Alors, j’ai envie de dire, imaginons que Berkowitz commence à nous raconter ce que signifie chaque ligne du bilan, à employer des termes auxquels personne ne comprend rien, et à nous expliquer sa lecture des rapports du FDIC qui font quelques milliers de pages chacuns. Là, j’ai envie de dire : qui donc écouterait une interview avec un type pareil ?
Très honnêtement, je ne crois pas que la confusion entre cash et produit financier comptabilisé comme équivalent cash mérite un article de plusieurs pages… Bien sûr, ce n’est que mon avis !
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Investisseur débutant
// 4 février 2013 à 14:26
Serge,
pour être franc avec toi sur ce papier, il m’a parut plus « fumeux » que « fameux » !
J’ai eu le sentiment, au final de la lecture, que l’auteur cherchait plus à se faire connaître en « démontant une légende » plutôt qu’en proposant un avis suffisamment éclairé.
Mais je me suis « forcé » à le lire car je trouve intéressant d’avoir un avis contradictoire sur des gérants afin d’éviter un effet « Gourou » et ccomme je n’avais jamais rien lu sur Berkowitz de négatif….mais ce n’était pas nécessairement une bonne pioche!
Je ne sais plus où je l’ai déniché mais il y a une file complet sur le forum
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PapaOurs
// 4 février 2013 à 14:57
Joli bilan de ce premier mois de l’année. Côté valeurs éligibles au PEA, notre banque préférée du sud, CAT31, vient d’annoncer son dividende en hausse. On nous bassine depuis des années que le cours est extrêmement sous-valorisé (3x inférieurs à celui de la valeur de la banque) mais sans valorisation réelle. Est-ce une valeur destinée à rester sous-valorisée advitam eternam ?
4
Investisseur débutant
// 4 février 2013 à 15:33
Merci PapaOurs.
oui j’ai lu les résultats de CAT31 ce matin. Les résultats opérationnels sont bons. C’est CASA qui plombe tout (dépréciation + non versement du dividende) sinon tout va bien.
Dans ce contexte morose, je vois que la banque augmente effectivement son dividende de 3%, ce qui est loin d’être le cas pour toutes les caisses cette année, et qu’elle continue, très doucement, à racheter des titres sur la marché. C’est grandement dommage qu’ils n’en profitent pas un peu plus pour augmenter massivement ces rachats, vu la décoté.
Cette fameuse décote dont tu parles est plus que jamais présente.
Elle est justifiée par plusieurs points
- la structure capitalistique compliquée du groupe. Les caisses sont assimilées à CASA, donc elles trinquent
- les errements de CASA pénalise tout le groupe, et ce sont les caisses qui tiennent la baraque, donc elles souffrent aussi.
- les gérants de caisse ne sont pas des allocateurs de capitaux de génie et je ne suis pas certain que créer de la valeur pour leurs actionnaires soient une priorité.
- la faible liquidité et le fait que ce soit une des caisses les moins connues (j’ai d’ailleurs constaté à plusieurs reprises dans des forums ou même sur des sites financiers que CAT31 n’apparaissaient même pas !).
- les bancaires sont loin d’avoir regagné leur cote d’amour
Ceci étant dit, je reste confiant :
- la dynamique de la région toulousaine est toujours solide
- les efforts commerciaux réalisés continueront de rapport leurs fruits
- les charges non récurrentes liées à l’installation du nouveau, coûteux, programme informatique sont désormais derrière nous.
- même si je suis moins fan que pour BAC, CASA fait des efforts pour nettoyer le bilan et retrouver le bon chemin. Cela devrait, à terme, redonner de la visibilité aux caisses, ainsi qu’un dividende, pourquoi pas ?
- la structure bilantaire est toujours solide, même si j’aimerais que leur ratio crédit/collecte soit un peu plus bas.
- le dividende est là pour nous faire patienter gentiment : 7% c’est pas mal quand même. Il a augmenté de plus de 80% depuis 10 ans, avec une moyenne de 6% d’augmentation annuelle. Ce n’est pas un aristocrate mais c’est pas mal.
Avec un retour à la normale, d’ici à 2 ans, l’augmentation pourrait être plus importante
-enfin, on pourrait rêver d’un retrait de la cote comme cela s’est déjà produit pour d’autres caisses.
Personnellement, je garde tranquillement au chaud.
5
Serge
// 5 février 2013 à 10:58
Hello Etienne : « même si je suis moins fan que pour BAC, CASA fait des efforts pour nettoyer le bilan et retrouver le bon chemin ».
Je vois souvent cela dit / écrit : mais qu’est-ce qui te fait dire cela, quels éléments factuels ?
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Investisseur débutant
// 5 février 2013 à 11:37
Pour être tout à fait franc, mon analyse de CASA est aussi un peu plus superficielle que celle de BAC
.
Les dépréciations de goodwill et la cession de certains actifs me semblent aller dans le bon sens, non?
7
Serge
// 6 février 2013 à 11:47
Je n’en suis pas certain : considérant que, dans les faits observables sur le bilan, les actifs tangibles ou non valent de moins en moins sans pour autant que les dettes se réduisent (sans même aller jusqu’à questionner la qualité des actifs en questions, ce qui est vraiment dur de part les infos fournies). Ce phénomène est récurrent depuis plusieurs années (devrais-je dire systématique ?) et je ne vois pas de création de valeur, ni en termes de BV, ni en termes de TBV. Toutes les acquisitions n’ont pas encore été dépréciées à ma connaissance (en allemagne et en italie notamment), et les profits du core business régional ne suffisent pas à éponger toutes les pertes liées à l’allocation du capital si je me fie uniquement au passé.
Ainsi, je ne vois pas vraiment ce qui va dans le bon sens à vrai dire.
Pour autant, il est vrai que le passé ne présage en rien de l’avenir (tout ci tout ça… blabla habituel) et que les choses peuvent changer, mais pourquoi dire que c’est observable et le supposer a priori ? N’est-ce pas une hypothsèe forte ?
Cher BAC, tu peux au moins aller regarder la TBV, le désendettement, des choses auxquelles t’accrocher… Là je ne vois rien (mais peut être suis-je aveugle, et, dans le royaume des aveugles, les borgnes sont les rois).
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Investisseur débutant
// 7 février 2013 à 08:56
Je me doutais que tu allais rebondir sur le sujet !
Je suis tout à fait d’accord avec toi, il n’y aucune comparaison possible avec ce qu’a réalisé Bofa. En terme de nettoyage de bilan, on ne joue pas dans la même cours de récréation.
Ceci dit, je n’ai pas la prétention de connaître assez bien le bilan de CASA pour avoir un avis suffisamment pertinent sur la question. Comme tu l’as souligné toi même, j’ai essayé de lire le bilan une fois et j’ai failli perdre un oeil, c’est fou que cela soit plus compréhensible, en tout cas pour moi, de lire un bilan dans la langue de Shakespeare.
Mon propos tenait juste à dire que certains pas (petits?) sont fait dans le bon sens, me semble-t-il. Après, cela ne va sans doute pas assez vite et pas suffisamment poussé, je te l’accord bien volontiers.
Pourquoi les banques françaises ont-elle un tel retard à l’allumage sur leur nettoyage de bilan par rapport au banques US ? Parce qu’elles étaient plus éloignées de l’épicentre du séisme ?
Concernant la création de valeur pour l’actionnaire, là je ne peux qu’être d’accord avec toi.
9
Serge
// 7 février 2013 à 12:38
Je ne sais pas pourquoi les grandes banques sont en retard en France. Peut être parce que les banques françaises ont été relativement épargnées par la crise financière, et personne n’en a tiré des leçons, préférant simplement pointer du doigt les banques US. Les mêmes managers ont en place, avec les mêmes « stratégies » et « culture d’entreprise » : pour quelles raisons les choses devraient-elles changer ? Je dois vraiment être aveugle, mais le seul petit pas que je vois est de sortir de pays en crise en constatant les pertes au niveau des acquisitions en plus des pertes opérationnelles déjà causées. Si c’est de ce pas là que tu parles, alors je suis d’accord.
10
Investisseur débutant
// 7 février 2013 à 12:44
Serge au final on tombe d’accord, c’est exactement ce que j’avais en tête. Désolé si je n’avais pas été assez clair.
Concernant le plan de bataille des banques qu’elles n’ont pas eu autant de pression (pour ne pas dire de « feu aux fesses ») que les banques US, ceci laisse donc peut-être le sentiment d’un modèle plus solide et donc cela implique moins à faire des réformes structurelles et à changer les têtes…
11 Olivier // 8 février 2013 à 00:07
Bonsoir Etienne,
A combien estimerais tu la valeur intrinsèque de SIGNAUX GIROD, existe t’il une méthode autre que l’actualisation des CF prévisionnels et simple à mettre en pratique qui te détermine à savoir quel est le moment de vendre ?
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Investisseur débutant
// 8 février 2013 à 08:42
Bonjour Olivier.
En général, je suis assez allergique à l’actualisation des CF car il y a trop de variables qui entrent en ligne de compte.
D’autre, je pense que ce type de valorisation fonctionne bien pour les entreprises dégageant énormément de cash, de manière récurrente.
Concernant Girod, et les sociétés industrielles, le plus simple, en tout cas c’est comme cela que le conçois, est la prise en compte des capitaux propres tangibles, ou en encore valeur d’actifs nette tangible (VANT).
Je te renvoies à ma thèse initiale pour Giro qui, je pense, est toujours d’actualité. En gros, tu prends les capitaux propres, et tu déduis les immobilisations incorporelles (intangibles) et le goodwill et tu te retrouves avec une valeur de 66M€ au regard du dernier bilan contre une capitalisation légèrement inférieure à 30M€ en ce moment.
13 Olivier // 8 février 2013 à 20:08
Merci, Etienne pour cette explication très claire
14 Olivier // 9 février 2013 à 15:30
Bonjour Etienne,
quand une valeur décôte fortement par rapport à ses FP ou actifs tangibles mais présente un ratio de solvabilité « tendu », quel est le critère que tu retiens ? le cas que j’ai en tête est PVL dont j’estime la valeur d’actif à plus de 50 eur mais le ratio de solvabilté : fp/(dettes-liquidité) pas terrible les montants sont à peu près équivalents.
Faut donc faire confiance à la DG , dans ce cas une cas une famille, sa stratégie de croissance externe et un retour de la croissance et des CF. Est ce une valeur que tu détiens ?
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Investisseur débutant
// 9 février 2013 à 23:05
Bonsoir Olivier,
le point que tu évoques est important.
En général, lors de l’achat le ratio de solvabilité est bon, et il peut effectivement arriver, pour diverses raisons, que celui-ci se détériore.
Dans ce cas-là, deux cas de figure.
Soit, malgré tout la société dégage des bénéfices et est en bonne santé, type LNC, et dans ce cas là, je garde.
Soit, je laisse un joker, au management car il se peut que sur un trimestre, la solvabilité redescende. A voir ensuite si le management est capable de redresser la barre. Si ce n’est pas le cas, j’ai envie te dire que je vendrais sans aucun scrupule.
Désolé de faire une réponse de normand, mais ce sera vraiment au cas par cas.
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Sylvain
// 27 février 2013 à 00:10
Je rebondis sur Signaux Girod. Au delà de l’amélioration globale de la société, les notes du rapport annuel fournissent des détails intéressants.
Par exemple, dans les charges exceptionnelles, il y a une provision pour dépréciations d’actifs (terrains et constructions en Espagne) d’un million d’euros. La direction annonce avoir pris les devants en estimant la valeur de liquidation de sa filiale espagnole. Pour l’instant, c’est une charge purement comptable , donc on peut considérer un résultat augmenté d’un million d’euros (un peu moins après impôts). Ça représente presque 1€ par action !
Et même en cas de liquidation, la filiale espagnole n’a pas l’air des plus profitables !
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Investisseur débutant
// 27 février 2013 à 08:11
Content Sylvain, que tu ais mis un oeil dans le dossier Girod.
Il y a une autre charge de 600 k€ dans le même genre aussi, relativement à la cession de la filiale canadienne.
Espérons que Girod maintienne, à minima, leur part de marché et leur rentabilité, cela pourrait, in fine, nous faire malgré tout une bonne surprise…
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sylvain
// 27 février 2013 à 09:11
Oui, mais celle là à bien été decaissee, même s’il s’agit d’une charge exceptionnelle. On peut la considérer pour le prochain exercice.
En fait, ça fait déjà un petit moment que je suis actionnaire (en application de la méthode de permutations des titres de Jean Marc, pour une partie mineure de mes avoirs).
Et je me rends compte qu’en plus de servir un dividende important (c’est l’intérêt dans cette approche de permutations), Signaux Girod est un bon candidat value !
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Investisseur débutant
// 27 février 2013 à 15:30
A vrai dire, le dividende important permet, parfois, de trouver des sociétés sous-évaluées.
La question est de savoir ensuite si la société verse un dividende trop élevé ou bien si elle est n’est pas chère.
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