
Quand on est un investisseur actif, je ne veux pas dire par là qui fait du day trading, bien entendu, mais qui fait l’effort de sortir des sentiers battus et rechercher par lui même de belles sociétés à mettre en portefeuille, on est toujours à l’affût de nouvelles pistes à explorer.Afin de vous aider un peu à défricher le chemin, voici quelques idées à creuser grâce auxquelles vous trouverez peut être votre bonheur.
La première source potentielle est de fouiner dans les rapports et autres reportings des gestionnaires de fonds. Voici les quelques sources que je consulte le plus souvent :
- Amiral Gestion et en particulier Sextant Grand Large que j’apprécie particulièrement et dans lequel on retrouve notamment Tessi et plusieurs Caisses régionales du Crédit Agricole.
- Financière de l’échiquier : Echiquier Quatuor, Junior et Patrimoine (pour la partie actions : encore des caisses et Gévelot aussi par exemple).
- Indépendance et expansion, avec qui j’ai en commun notamment Tessi, Sécuridev (vendu), Gévelot, MGI Coutier.
- Moneta micro entreprises : un des meilleurs fonds sur les smallcaps françaises du marché.
La deuxième source sont les screeners. Voici pour les gratuits :
- Financial Times, entièrement personalisable.
- Graham Investor, dans lequel vous pourrez notamment trouver un screener Piotroski.
- Devenir-rentier, bien sûr, le seul screener français digne de ce nom que je connaisse.
- Le seul payant que j’ai déjà utilisé, de bonne qualité : Value Investing.
On pourra trouver également des conseils boursiers, abonnement ou lettres thématiques telles que celles proposées par des sites spécialisées (Le Revenu, Investir, etc…), ma confiance en ce jour d’outils étant modérée. Dans ce secteur, je ne recommanderais que deux sources :
- L’abonnement des daubasses, bien sûr : le rapport qualité/prix est sans équivalent.
- Les listes gratuites diffusées par la société Portzamparc (Shortlist février 2012 et Convictions Semestrielles), que j’apprécie car elles constituent une bonne source de réflexion.
Enfin, et non des moindres, il s’agit bien sûr des différents forums ou autres espaces de discussion. Bien entendu il convient de trier le bon graie de l’ivraie car on peut rapidement tomber dans des discussions de comptoir, voir de caniveau. Faites du tri et faites un tour dans ma liste de blogs…
Je mettrais en avant une initiative intéressante car rare et très pédagogique: le jeu The Bull, un jeu boursier annuel dans lequel chaque internaute peut poster ses 10 valeurs pour l’année à venir. Vous pouvez suivre l’évolution dans le temps et également peut-être y dénicher votre pépite!
Enfin le dernier outil est l’alphabet., tout simplement…pour reprendre la réponse de Warren Buffet lorsqu’on lui demande par où commencer pour trouver des entreprises intéressantes : »Par le A« . Il met en avant le fait d’avoir un niveau de connaissances très élevé sur les différents secteurs de l’économie et les sociétés sans pour autant s’intéresser au prix. Si jour une société, dont vous avez connaissance rentre dans votre radar de prix, alors vous serez plus à même de réagir promptement!
Enfin n’écoutez pas tout ce que l’on vous dit, faites vos devoirs vous même!!
Et vous? Où donc allez vous fouinez pour faire vos courses?




6 réponses pour le moment ↓
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Sergio
// 27 février 2012 à 11:24
Hello,
Je recommande également l’étude des situations suivantes:
- Les spin-offs et spin-offs partiels
- Les parents des spin-offs
- Les compagnies sortant du chapitre 11 aux US
- Les mergers securities
Dans un grand nombre des situations susmentionnées, les dés sont pipés en notre faveur.
Et les grands investisseurs ne sont souvent pas de la partie dans les situations small cap à faibles liquidité (Amiral Gestion n’ira pas vous concurrencer sur un spin off dont la capitalisation est de 100 millions ou moins car, c’est trop petit pour eux).
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Investisseur débutant
// 4 mars 2012 à 21:45
A titre perso, je trouve ces situations trop complexes à appréhender pour un investisseur individuel, bien qu’elles regorgent sans doute de situations plus qu’intéressantes!
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Sergio
// 7 mars 2012 à 12:50
Pour être franc, je passe dans 90% des cas, mais lorsque, par chance, je comprends et que ça me semble très sur, je fonce.
Ma pensée sur le sujet est que puisque c’est soit disant complexe, j’aurai d’autant moins de gens plus brillants que moi qui vont me concurrencer, et que cette piste vaut donc d’autant plus la peine d’être explorée.
A ce titre, je recommande vivement le bouquin « You can be a stock Market Genius » de Joel Greenblatt. J’ai appliquée cette méthode quelques années et j’en suis vraiment très heureux.
Si l’on fait ce qu’on a toujours fait, on obtiendra ce qu’on a toujours obtenu, n’est ce pas ? A essayer donc
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Investisseur débutant
// 7 mars 2012 à 17:57
Super Sergio,
pourrais-tu donner un exemple de situations spéciales sur lequel tu as déjà miser? Je suis curieux.
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Sergio
// 7 mars 2012 à 20:35
Il y en a beaucoup, j’en fais un « pot pourri ».
- Philip Morris International, spin-off d’Altria
- Lorrillard (spin-off de Loewe) qui fait aussi des clopes. Boîte hyper bien gérée à cash-flow on ne peut plus prévisible.
- Marathon Petroleum Corp, spin off de Marathon Oil.
- Exelis, spin-off d’ITT
- TARP Warrant Bank of America
- Warrants AIG
- CVR Sanofi pour le merger avec Genzyme
- Sandstorm Energy, spin-off de Sandstorm Gold
- Nouvelles actions General Motors
Et j’en passe.
Le point commun est que le cours est massacré relativement peu de temps après que la situation spéciale ait eu lieu, et cela indémpendamment de la qualité intrinsèque de l’investissment. On peut ramasser et garder pour faire du fric à long-terme. Si tu as d’autres questions, j’essaierai d’y répondre.
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Investisseur débutant
// 7 mars 2012 à 22:08
Ce n’est pas un pot si pourri que çà Sergio!! Merci pour les exemples.
Pour la baisse de cours après le déclenchement de la situation spéciale, on peut mettre çà sur le dos des « vendeurs motivés » qui n’ont, soit aucune envie de garder le nouveau titre lors d’un spin-off par exemple, soit par des « zinzins » ou autres officine qui vend parce qu’il ne peut pas faire autrement (contrainte de liquidité, contrainte d’indice pour un ETF, contrainte réglementaire d’un OPCVM, etc…)…
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