
Nous l’avons vu dans le précédent article la valeur « cachée » d’une société est souvent le point fondamental dans la stratégie d’investissement « value ». Ceci étant Mr Market, cet insatiable schizophrène, peut ne pas voir du tout cet actif et prendre énormément de temps en s’en rendre compte.
Aujourd’hui, nous allons donc aider ce joyeux drille à reconnaître ces actifs à leur juste valeur.
Nous allons donc mettre en évidence quelques facteurs permettant de mettre en valeur nos actifs bien planqués…
- Un rachat d’actions dans le but d’annulation. Cela crée immédiatement de la valeur pour l’actionnaire…mais les sociétés n’ont pas toujours le nez crée pour acheter au bon moment, c’est pourquoi il faut l’oeil ouvert sur ce type d’opération. Certaines sont mêmes particulières radines dans ce genre d’opération, ce qui ne profite pas au petit porteur. On peut aussi dire au marché que son entreprise est sous-valorisée, donc qu’on va racheter des actions et quand on s’appelle Buffet tout le monde le croit, donc le marché achète, la valeur monte, et nous n’avons plus besoin de débourser un seul centime pour racheter une action…Quel renard ce Warren.
- Cela peut également être une Offre Publique de retrait (OPR) ou retrait de la cote. La société fait une offre aux actionnaires pour retirer les actions de la cote, si possible avec une petite prime.
- Un spin-off. Comme l’avait démontré Serge dans un précédent article, c’est un excellent moyen de mettre en exergue une filiale peu visible d’une société.
- Une société concurrente fait une Offre Publique d’Achat…en générale avec une prime dite de « contrôle ».
- Un produit miracle ou à fort potentiel…c’est le cas particulier des biotech promettant le médicament du XXIème siècle…mais ce je là n’est pas pour moi…mais cela peut-être aussi un produit hi-tech récompensant des efforts de R&D importants.
- Un « gourou » est acheteur sur la valeur. C’est le cas particulier de Buffet qui, dès qu’il approche son nez d’une société, celle-ci devient de l’or. A ce titre, il a d’ailleurs, à plusieurs reprises , bénéficié de dérogations de la part du régulateur américain afin de ne pas déclarer ses positions dans un certain laps de temps afin de ne pas faire monter exagérément le cours, ce qui lui laisse également le temps d’en acheter plus à bon prix…
- La vente d’une filiale en perte. Prenons le cas d’une société possédant 2 filiales. A gagne 5€ par actions et B en perd 10….Notre société perd donc 5€ par action…si elle décide de vendre B alros ce sera une société profitable gagnant honorablement 5€ par action…Cela peut-être tout simplement une filiale moins rentable = « se libérer des actifs non-stratégiques » dans le jargon.
- La vente d’immobilier…c’est encore mieux s’il est mal valorisé dans les comptes et s’il représente une valeur réelle dans son secteur comme un terrain viticole par exemple. L’exemple de la société Cottin est édifiant. Je vous laisse découvrir l’analyse faite à l’époque de mes amis des daubasses et ce qui s’est passé sur le cours de bourse quand l’entreprise a annoncé la vente ce terrain (B) et quand elle a annoncé et distribuer le produit de la vente sous forme de dividende exceptionnel
- Des grosses provisions qui masquent les bénéfices, comme Bank of America…quand la société arrête les provisions parce qu’il y en a bien assez pour tout l’hiver…alors les bénéfices reviennent à la hausse.
- Un institutionnel passe à l’achat sur une valeur peu liquide (smallcaps), attention c’est encore plus vrai dans l’autre sens…
- Les initiés sont en positions acheteuses.
- Des problèmes juridiques sont en cours…de régularisation ou terminés.
Le mieux est encore quand plusieurs facteurs sont présents en même temps!
Enfin, il faut toujours prendre en considération le facteur temps car la reconnaissance d’un actif peut prendre beaucoup de temps, mais dans ces cas là, c’est au management de faire quelque chose, s’il n’est pas trop mauvais, pour accélérer la musique…




3 réponses pour le moment ↓
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Serge
// 26 juin 2012 à 14:26
Article intéressant : il est vulgarisateur et donne de bonnes pistes. Bravo
2 Dr Walhalla // 10 avril 2013 à 15:44
Attention pour les achats d’inities. Certaines etudes ont montres que les inities subissent des biais. Ils tendent a sur-estimer leurs capacites et font donc des fois « n’importe quoi ».
Personnellement je suis sceptique pour ce critere
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Investisseur débutant
// 11 avril 2013 à 08:11
Bonjour Dr Walahala.
Effectivement, il semble assez rationnel que les initiés pourraient avoir un biais psychologique sur leur entreprise mais je n’ai jamais lu de telles études. Je serais curieux d’y jeter un oeil si vous avez les références.
Ceci dit, des études ont bien entendu montré le contraire et de très grands gérants, je pense en particulier à Lynchn Greenblatt ou Tweedy, Browne, font référence à ce critère comme faisant partie des indicateurs positifs et que dire des performances suivnates : http://www.oldschoolvalue.com/stock-screener/share-buyback-stock-screen.php.
Je dirais que c’est un critère intéressant mais pas suffisant. A titre personnel, je lm’envisage plus comme une cerise.
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